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Ligue Blood Bowl CPC : 6e mois, fin des playoffs. Gloire aux vaincus !

Personne n'évoquera la découverte d'une nouvelle race en cours de préparation dans ce billet. Indice : ils ne sont plus très frais. Vous n'avez rien lu.

Il aura fallu braver les tempêtes, les inondations de terrains, les invasions de l’espace de jeu par les syndicats du vieux monde en colère, la grève des calèches et surtout le retard des nombreux coachs participant à cette foutue saison 2, mais ça y est, les playoffs sont enfin terminés. Et pour se faire pardonner ce retard, vous aurez le droit ce mois-ci à un billet taille XXL.

Le moment fort du mois : 

Vous le savez sans doute si vous êtes un assidu de Canard PC, mais il a été décidé par les instances dirigeantes du magazine de lancer un Kickstarter pour financer le futur site web, la version sur laquelle vous êtes en train de lire cette news étant coincée quelque part entre le mésolithique et le néolithique de l’internet. Comme la campagne est d’ores et déjà un franc succès (à 300% de l’objectif initial à l’heure où j’écris ces lignes), il est temps de vous remercier de votre confiance, car je sais qu’en tant qu’attraction principale du site actuel, c’est bien sûr ce billet sur notre ligue de Blood Bowl qui vous a poussé à témoigner votre confiance au futur site web de CPC. C’est pourquoi je peux vous annoncer en exclusivité le premier pledge goal de la campagne : pour un million d’eurobrouzoufs, vous aurez deux fois plus de news sur Blood Bowl, que j’écrirai très mal installé dans un fauteuil en or massif rehaussé de diamants.

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Ok, Ivan n’est pas d’accord avec mon idée de fauteuil bling bling, il paraît que c’est le confort des lecteurs qui prime sur celui du rédacteur. Pfff. C’est pas avec des idées comme ça qu’il va révolutionner l’internet, moi je vous le dis. Bon, on va continuer comme avant, alors.

L’action du mois :

Une esquive dans trois zones de tacle adverses ? Pas de problème, il suffit de faire un 6 !
Une esquive dans trois zones de tacle adverses ? Pas de problème, il suffit de faire un 6 !

Il fallait bien ça pour réussir à se qualifier en finale des playoffs – de consolation, certes, ça enlève un peu de panache à l’histoire, je n’aurais pas dû le mentionner si tôt, oubliez cet aparté – et l’action du mois est signée Travica, dont les Humains ont réussi à faire un petit miracle. Au tour 16, il ne reste plus qu’une action désespérée pour tenter d’arracher le 2-1 à Hein (haha, c’est marrant, dites-le à haute voix) et ses Orques. Plutôt que de tenter d’aller en prolongations sans trop prendre de risques, Travica tente la seule action qu’il pouvait encore faire pour espérer marquer. Il lui faut d’abord faire sortir son receveur entouré par un gros tas d’orques avec une magnifique esquive à 6 (sur un jet à 6+), suivie d’une autre esquive à 4+ réussie, afin de parvenir tranquillement dans la zone d’en-but adverse avec un go for it. Puis il lui faut remonter le ballon, faire une transmission et enfin réussir une passe (à 5+) sans se faire intercepter la balle, puis une réception qui n’était plus qu’une formalité.

Et bam, touchdown, le match est fini, merci d’avoir joué. Tout ça grâce à une action qui avait 0,875% de chances de réussir (ok, 3% avec une relance, c’est beaucoup trop). Pas mal, pas mal, vous pouvez la voir en vidéo ici, si ça vous dit. Mais spoiler alert : on a déjà mieux dans le prochain billet. Revenez le mois prochain pour plus de stat porn.

Le coach du mois :

Le coach du mois, c’est bien entendu CMP, ou CaMarchePas, un coach vieux de la vieille, qui grâce à son style de jeu si typiquement… euh, primaire, reste sans doute à l’heure actuelle le coach le plus détesté de la ligue par ses adversaires, malgré ses piètres résultats sportifs. Certes, depuis l’explosion du nombre de coachs avec la sortie de Blood Bowl 2, nous ne sommes plus très nombreux à nous souvenir qu’il fut par deux fois champion sur le premier opus, à l’époque où il jouait les Nains du Chaos et gagnait grâce à des coups d’envois qui couchaient dix des onze joueurs adverses (véridique, j’étais à l’adversaire en question). Pour gagner, il a une technique infaillible : jouer une trentaine de matchs (avec plus ou moins de réussite) pour que tous ses joueurs obtiennent le combo griffes/châtaigne/écrasement qui maximise les chances de blesser les joueurs adverses, défier son adversaire à coups de « je vais démolir toute ton équipe », puis, soit effectivement démolir l’équipe adverse, soit perdre lamentablement en étant incapable de jouer le ballon. Après la défaite, CMP continue alors à défier son adversaire à grand renfort de phrases comme « la prochaine fois je te piétinerai dès que tu tomberas au sol », une technique qu’il emploie indubitablement, avant de se faire expulser tous ses joueurs et de perdre, parce qu’il oublie encore de jouer le ballon.

Si CMP jouait au hockey sur glace, il serait ce joueur physique et rugueux, trop occupé à essayer de déchausser les dents de son adversaire pour voir que l’équipe adverse est déjà rentrée aux vestiaires fêter la victoire et se faire poser des points de suture. Et vous savez quoi ? C’est parce que ce genre de joueurs se fait de plus en plus rare que l’on ne chérit plus les gens qui jouent avec le cerveau, pratiquent le beau jeu et félicitent leurs adversaires quand ils réalisent de belles actions. Profitons encore de ces hommes qui, malgré une espérance de vie courte et un physique ingrat, font de ce sport le dernier bastion de la virilité, avant que le futur ne les fasse disparaître au profit de la technique et du talent. Au fait, mon analogie avec le hockey sur glace s’est arrêtée à la première phrase.

Le point sur les playoffs :

Mais CMP n’a pas eu de bol, après s’être hissé jusqu’en finale de nos playoffs en appliquant sa brillante stratégie de taper plus fort que l’adversaire, il s’est ultimement retrouvé confronté à dragou, qui s’est hissé en finale en appliquant sa brillante stratégie de taper plus fort que l’adversaire, aussi. Seulement dragou jouait le Chaos là où CMP ne jouait « que » les Orques, une race certes aussi brutale, mais qui n’a pas accès aux indispensables griffes (réservées aux Chaos et Skavens) qui permettent d’ignorer les hautes valeurs d’armure comme celles… des Orques. Une finale dont le suspens a duré un tour, puisque suite à un très mauvais placement initial de CMP, une esquive ratée sur laquelle il se blesse un joueur et une bonne série de blocages de la part de dragou, les Orques ont déjà perdu quatre joueurs à l’issue du tour 2. Une victoire logique de dragou dans ce qui restera la pire finale de l’histoire du Blood Bowl CPC, car ce n’est pas le meilleur joueur qui l’a emporté, mais bien celui qui aura eu le plus de chance aux dés. Et pas seulement lors du match, mais également lors de ses passages de niveaux successifs, puisque le Chaos de dragou a bénéficié de QUATRE gains de Force sur ses joueurs, soit quatre double six obtenus lors du développement de son équipe, là où deux sont souvant suffisants pour considérer qu’une équipe a un avantage déloyal face à ses adversaires.

Il faut croire que Travica avait utilisé tout son quota de chance lors du match précédent.
Il faut croire que Travica avait utilisé tout son quota de chance lors du match précédent.

Heureusement du côté des playoffs de consolation (réservés à tous les nu… coachs qui n’étaient pas qualifiés pour les playoffs principaux), c’est bien sûr le beau jeu qui l’a emporté puisque ce sont les Nains de kargadum qui… Oh et puis merde. Vous ne me croyiez pas quand je vous disais il y a quelques mois qu’il suffisait de jouer des bourrins pour gagner les ligues longues ? Voilà, c’est encore le pauvre Travica qui en a fait les frais, avec ses gentils Humains en perdant 2-0 contre les Nains de kargadum. Vivement qu’une équipe de Skavens vienne nous rappeler à quel point jouer agile peut également être dégueulasse pour l’adversaire, parce que ce ne sont pas mes Nordiques ultra violents qui risquent de changer la donne.

 

Mais le début de la saison 3, remplie d’équipes de Nordiques facétieuses et de coachs aimables qui rigolent quand ils se font décimer leur équipe, sera l’objet d’une future news. Et si vous avez raté le coche pour les inscriptions, rassurez-vous, un format court devrait bientôt voir le jour pour que l’on passe l’été, certes au ralenti, mais que voulez-vous, le coach de Blood Bowl moyen semble assez vieux et assez riche pour s’offrir des vacances à la Bourboule. Sans doute parce que ça sonne proche.

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von_yaourt
Élevé dans les hautes steppes d'un stade (ne cherchez pas à comprendre), Von Yaourt apprit très rapidement à compter les distances en cases plutôt qu'en mètres ou en yards. Sans surprise, son adaptation naturelle au Blood Bowl le fit ainsi désigner d'office comme commissaire au sein de la ligue Canard PC.